![]() |
![]() |
![]() |
| L'initiative
pour des naturalisations démocratiques : une indispensable clarification
des compétences >>suite... Guy Parmelin - Conférence de presse UDC Suisse du 15 avril 2008 |
| OUI
au nouvel article constitutionnel sur la santé intitulé "Qualité
et efficacité économique dans l'assurance-maladie" >>suite... Article de Guy Parmelin pour le Pays Vaudois - Avril 2008 |
| Référendum
de la gauche contre la réforme de l'imposition des entreprises II
: Une attaque incompréhensible contre les forces vives du pays ! >>suite... par Guy Parmelin, conseiller national, Bursins (VD) - février 2008 |
| Après
avoir marqué lessai, il faut maintenant le transformer
>>suite... Exposé de Guy Parmelin, conseiller national (VD) - juin 2007 |
| La
5ème révision de lAI : Un pas significatif dans la bonne
direction >>suite... par le conseiller national Guy Parmelin (UDC/VD) - mai 2007 |
| Le
bilan désastreux de la politique rouge-verte >>suite... Exposé de Guy Parmelin, conseiller national, Bursins (VD) - janvier 2007 |
| La
caisse unique? Une illusion source de désillusions multiples. >>suite... par Guy Parmelin, conseiller national, Bursins (VD) - janvier 2007 |
|
L'initiative
pour des naturalisations démocratiques : une indispensable clarification
des compétences L'initiative populaire pour des naturalisations démocratiques vise deux objectifs très simples : donner au corps électoral de chaque commune la compétence de désigner quelle instance accordera le droit de cité communal d'une part et d'autre part ancrer dans la Constitution le caractère définitif de la décision de cet organe, excluant par là un quelconque recours. Les décisions du Tribunal Fédéral de 2003 en la matière ont eu de notre point de vue plusieurs conséquences qui, après analyse, nous ont incité à remettre l'ouvrage sur le métier afin de trouver une formule permettant à la population suisse de continuer à se prononcer sur les naturalisations et surtout que cela se fasse avec des règles très claires, de manière démocratique et que cet acte de naturaliser demeure une décision de portée politique sans ambiguïté et non pas une simple décision administrative. Non à des naturalisations de masse sans une volonté claire d'intégration Il y a différentes raisons qui militent pour la solution proposée par l'initiative populaire : tout d'abord, on constate une dérive inquiétante qui conduit à des naturalisations de masse de personnes dont l'intégration et l'identification aux valeurs de notre état de droit ne sont en tous les cas pas la première priorité ; ce quasi automatisme administratif auquel on assiste depuis quelque temps risque bien d'être aggravé par les décisions du TF ; il faut rappeler ici que le droit de cité suisse comporte de larges compétences démocratiques telles le recours aux droits populaires que sont le référendum et l'initiative; le citoyen suisse a donc à sa disposition les moyens de se prononcer sur des sujets politiques complexes, parfois d'abord difficiles mais aussi et surtout de portées politiques extrêmement vastes et pouvant avoir une grande influence sur le pays ; il suffit de penser aux scrutins fiscaux, à la politique en matière de santé ou à la libre-circulation des personnes et à son extension pour bien comprendre les enjeux et donc aussi la responsabilité que chaque citoyen suisse porte en utilisant ces droits conférés par la démocratie directe. La naturalisation est donc quelque chose de trop sérieux pour être accordée à la va-vite ; cela doit rester un acte qui conclut la volonté d'intégration clairement démontrée du candidat et pleinement reconnue par ses futurs concitoyens ; et ce sont naturellement les habitants de la commune dans laquelle il vit qui sont les mieux à même d'apprécier si vraiment il s'est intégré dans la vie communale. Oui à un renforcement de la démocratie directe et du fédéralisme Ensuite, le TF a ouvert une brèche dangereuse dans notre système fédéraliste ; il a désécurisé les communes et jeté la confusion quant au système qu'elles ont le droit de mettre sur pied afin de régler l'attribution du droit de cité communal ; et il ne s'agit pas seulement d'une remise en cause de la naturalisation par les urnes mais bien des fondements même du système actuel, y compris aussi des commissions de naturalisation, voire de conseils généraux de petites communes qui jusqu'ici ont toujours appliqué des procédures n'ayant jamais été contestées et qui par ces décisions, pourraient désormais l'être, ce qui est pour nous inacceptable. Enfin, une décision d'accorder le droit de cité communal par une instance désignée par les citoyens d'une commune ne doit en aucun cas être susceptible de recours ; ce n'est pas un simple acte de rang administratif auquel certains veulent le ravaler mais bien une décision de portée politique qui doit être définitive. Sans l'initiative, un droit fondamental des citoyens suisses est remis en question Toutes les autres
solutions qui ont été proposées sont insatisfaisantes
parce que d'une façon ou d'une autre, elles affaiblissent de manière
inadmissible un droit que les citoyens suisses ont acquis de longue date
et mènent directement à des solutions de type purement administratif.
Guy Parmelin |
|
OUI au nouvel article constitutionnel sur la santé intitulé "Qualité et efficacité économique dans l'assurance-maladie "
Ce nouvel article
constitutionnel 117a vise à fixer dans la Constitution les principes
fondamentaux d'un système de santé axé sur la recherche
d'une meilleure qualité ; pour atteindre cet objectif, il faut
différents instruments : 2) Une véritable liberté de choix du médecin, de l'hôpital, de l'assureur, du traitement qui, couplée à une meilleure transparence, incitera fortement les fournisseurs de soins à améliorer la prise en charge des patients ; certes, le Parlement a fait en décembre dernier un timide pas vers le libre-choix de l'hôpital dans toute la Suisse mais comme c'est le tarif hospitalier du canton d'origine qui sera la base du remboursement, seuls les patients des cantons très chers pourront effectivement en bénéficier. Cela arrange d'ailleurs bien les cantons qui disposent de surcapacités hospitalières car l'absence de liberté de choix leur permet de maintenir captifs les assurés contribuables qui paient ainsi cher cette situation. Ce nouvel article permet aussi d'ancrer dans la Constitution différents éléments du système actuel tels l'obligation de s'assurer, la participation des assurés aux coûts qui est un élément important de la responsabilité individuelle, les réductions de primes dont le rôle social est ainsi reconnu et renforcé ; par ce biais, il confirme les éléments de solidarité entre générations, entre malades et bien portants, entre riches et pauvres. Contrairement aux affirmations de la gauche et de certains milieux du secteur de la santé, la levée de l'obligation de contracter n'est pas touchée par cet article ; si cette décision devait être prise, c'est le Parlement en modifiant la loi qui pourrait le faire, que l'article soit accepté ou non. Quant à l'argument des opposants de la toute-puissance conférée aux caisses maladie par ce nouveau texte, il ne résiste pas à l'analyse des faits ; il est certes prévu que le financement des prestations hospitalières soit à l'avenir assuré par un seul payeur (monisme) comme c'est déjà le cas dans le secteur ambulatoire, toujours dans un souci d'efficacité et de transparence; mais c'est la loi qui tranchera si ce sont les caisses maladie ou par exemple un organisme indépendant qui serait chargé de cette mission, avec naturellement des règles et un contrôle très stricts ; et de toute façon, le peuple pourrait se prononcer si un référendum était lancé. On le voit bien, ce nouvel article constitutionnel pose différents jalons dans le but d'améliorer notre système de santé en faveur des patients en privilégiant la transparence, la liberté de choix et en incitant les fournisseurs de soins à viser le meilleur rapport coût-qualité-efficacité et adéquation dans leurs prestations. En cas d'acceptation, il contribuera également à freiner la hausse des coûts de la santé. C'est pourquoi il mérite un soutien convaincu de notre parti le 1er juin prochain. Guy Parmelin |
|
Référendum de la gauche contre la réforme de l'imposition des entreprises II : Une attaque incompréhensible contre les forces vives du pays ! La campagne relative à la réforme de l'imposition des entreprises II se déroule malheureusement comme on pouvait le prévoir : d'un côté, les partisans tentent d'expliquer à la population les nombreux points positifs d'un projet qui vise à améliorer la fiscalité des petites et moyennes entreprises et à terme toute la compétitivité de notre économie. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que les cantons soutiennent cette réforme. De l'autre, les opposants qui jouent sur la simplification outrancière avec la rhétorique désormais connue des " cadeaux fiscaux au riches " et qui mettent en avant quelques exemples de personnes très aisées possédant plus de 10% de leur entreprise qui bénéficieront aussi naturellement de cette réforme fondamentale. Il convient donc d'insister sur quelques points cruciaux :
Voilà concrètement quelques points de cette réforme fondamentale pour les petites et moyennes entreprises de ce pays ; le référendum lancé par la gauche s'attaque donc bien à la colonne vertébrale de l'économie de ce pays et en cas de succès, risque d'avoir de graves conséquences pour les 50000 PME représentant 270000 emplois qui seront confrontées à une succession durant ces prochaines années. En fait, tous les salariés travaillant dans une de ces PME sont concernés de près ou de loin par cette réforme et je les invite toutes et tous à s'engager vigoureusement aux côtés de leurs patrons pour un OUI clair en faveur d'une réforme essentielle pour notre pays. Guy Parmelin |
|
Après avoir marqué lessai, il faut
maintenant le transformer Hier, le peuple suisse a donné un signal clair en faveur dune première étape indispensable en vue de lassainissement à terme de lassurance invalidité en approuvant le projet de 5ème révision qui lui était soumis; la remise sur les rails de cette assurance sociale étant désormais acquise, il faut maintenant rapidement passer à létape suivante qui va consister à équilibrer durablement les comptes en poursuivant lélimination de tout ce qui nuit encore au redressement de lAI. En effet, si la 5ème révision de lAI a pour objectif principal de prévenir les nouveaux cas dinvalidité, en agissant «en amont» afin déviter la sortie du circuit du travail des personnes faute de mesures efficaces de prévention, de détection précoce et de réintégration professionnelle, la 6ème révision que nous appelons de nos vux doit franchir un pas de plus pour mettre un terme au laxisme dans loctroi de rentes tel quil sest développé de manière inadmissible ces 15 dernières années tout particulièrement. Pour ce faire, il nest pas inutile de rappeler à celles et ceux qui pensent que tout est résolu quau contraire, le plus difficile reste à accomplir: équilibrer les comptes par de nouvelles mesures structurelles. En conséquence, les mesures que nous proposons de mettre en uvre et que vous détaillera tout à lheure mon collègue Toni Bortoluzzi se chiffrent à 1 milliard de francs. Après et après seulement, nous pourrons enfin nous attaquer sérieusement au problème du désendettement. Les principales mesures correctrices à prendre Tout dabord, la forte surreprésentation de la population étrangère bénéficiant de prestations de lAI doit nous interpeller, dautant plus quune infime partie seulement de ces cas sexplique par les différences entre les activités professionnelles des Suisses et des étrangers. Vous trouverez dans le document qui vous a été remis quelques exemples de cas explicites qui démontrent sans ambiguïté que des mesures supplémentaires doivent être prises afin que cessent ces versements de rentes que rien ne justifie et qui en plus causent du tort à toutes celles et ceux pour qui il ny a pas dautre solution afin de subsister parce quils sont eux sérieusement atteints et de manière durable dans leur capacité de gain du fait dune dégradation conséquente de leur santé. Ensuite, les fortes disparités régionales doivent être impérativement gommées; les structures socio-démographiques des cantons ne justifient nullement quun citoyen de Bâle-Ville sur 10 soit un rentier AI alors que seul un citoyen de Nidwald sur 26 se trouve dans la même situation! Une étude du bureau Bass démontre par ailleurs clairement que seul un tiers de ces différences intercantonales trouve sa justification au travers de pratiques différenciées des offices AI. Il en va de même de cette tendance en forte hausse durant les 15 dernières années à «médicaliser» à outrance des cas qui nont rien à voir avec des dommages à la santé relevant de linvalidité ainsi que le professeur Murer le montre dans létude quil a menée sur le sujet. Par ailleurs, plusieurs travaux menés par différents experts montrent très clairement que notre pays est devenu, en quelques années, un lieu privilégié où les cas dassurance avec une causalité douteuse sur le plan médical en comparaison internationale se sont multipliés au-delà de toute justification; ajoutez à ces dérapages une pratique laxiste de notre juridiction suprême et vous avez une partie de lexplication quant à laugmentation vertigineuse des rentes dinvalidité. Un des exemples les plus frappants de cette dérive est le cas du traumatisme de la colonne cervicale (Schleudertrauma); en 15 ans, les coûts relatifs à cette «spécialité» plus particulièrement propre à la Suisse alémanique ont augmenté de 600% dans cette partie du pays alors quils nont que doublé au Tessin et en Suisse romande. Ainsi, si on fait la synthèse de lensemble de ces dérives, ce ne sont pas moins de 2 à 4 milliards de francs par année qui ne devraient objectivement pas émarger à lAI du point de vue du professeur Murer! Le double jeu des collectivités publiques Quant aux communes, et tout particulièrement les grandes villes dont Zürich est lexemple le plus frappant, leur propension à se débarrasser de leurs cas sociaux en les transférant à lAI sous couvert dexpertises «maison» afin dalléger leurs charges financières nest plus à démontrer. Les conséquences financières |
|
La 5ème révision de lAI : Un pas
significatif dans la bonne direction
La 5èmerévision de lAI doit stabiliser les structures de cette assurance sociale en améliorant et renforçant lintégration mais aussi en corrigeant les mauvaises incitations et les abus qui la conduisent à la ruine.
Les maux de lAI : état des lieux et des responsabilités Lorsque le nombre de bénéficiaires de rentes double en lespace dune quinzaine dannées à peine, cela indique quil y a un véritable problème ; si on se livre à des comparaisons avec des pays dont les caractéristiques socio-économiques ou institutionnelles sont semblables aux nôtres durant la même période ( Suède, Belgique, Pays Bas, Allemagne ou Canada), on constate que leurs taux sont plus ou moins stables voire même en baisse ; le fait que la part des rentiers AI de moins de 35 ans soit de 12% en Suisse contre 4% en Norvège et en Pologne ou que les maladies psychiques représentent plus de 40% des nouveaux cas admis à lAI et même plus de la moitié chez les plus jeunes rentiers montre à lévidence aussi bien les faiblesses de la définition de linvalidité que celles de la procédure dexamen ; outre ces faits incontournables, le système recèle des dysfonctionnements, et cest un doux euphémisme, qui doivent impérativement être corrigés.
La 5ème révision permettra daméliorer la situation en combattant certains abus par différentes mesures qui constituent incontestablement un pas dans la bonne direction ; ainsi, elle va enrayer la progression effarante du nombre de rentes AI accordées sur la base dune causalité imprécise ; aujourdhui, une foule de nouveaux tableaux cliniques permettent dobtenir une rente sur une base difficilement vérifiable tant le lien entre latteinte à la santé et lincapacité de travailler est peu clair ; dailleurs, dernièrement, un travail scientifique a chiffré le volume annuel des abus dans lAI, de manière prudente, à 400 millions de francs par année ; le professeur fribourgeois, Erwin Murer quant à lui estime même que laugmentation des dépenses AI objectivement non justifiables est de quelques 2 milliards de francs par an.
Mais la responsabilité des pouvoirs publics est également forte dans cette dérive et à plusieurs niveaux ; tout dabord en appliquant mal la législation en vigueur et en adoptant une pratique beaucoup trop lâche ; cela a notamment permis à certaines autorités communales den profiter pour se débarrasser de leurs cas sociaux « difficiles » sur le dos de lAI ; en fait, lAI est devenue en quelque sorte « une aide sociale complémentaire » bien agréable. Ensuite, la Confédération, les cantons et plusieurs communes ont poussé certains de leurs employés vers lAI afin de les mettre ainsi commodément à la retraite anticipée et économiser des frais de personnels. Ces pratiques ont eu les conséquences désastreuses que lon sait sur lAI mais aussi sur le 2ème pilier et donc par ricochet sur les employeurs et les salariés sous forme de prélèvements supplémentaires sur les salaires, sans oublier les contribuables pour ce qui concerne les pouvoirs publics.
Lutter contre les abus et corriger les fausses incitations Pour remédier à ces dysfonctionnements, il est prioritaire que la définition même de la notion dinvalidité et de ce quelle recouvre soit très précisément ancrée dans la loi ; ceci clarifié, la 5ème révision doit remettre au goût du jour ladage qui aurait toujours dû rester le point cardinal de cette assurance sociale à savoir « la réinsertion prime la rente » ; ainsi, elle prévoit des mesures supplémentaires visant à corriger les mauvaises incitations qui aboutissent à loctroi dune rente plutôt quau maintien de la capacité de travail ; dans certains cas, il arrive en effet que des personnes déclarées incapables de travailler et touchant des prestations de lAI, se retrouvent dans une meilleure situation financière que précédemment ; et dans le cas inverse, un rentier AI désirant augmenter son activité professionnelle, est victime dune réduction de rente telle quil na aucun intérêt à reprendre un travail adapté à son cas ou simplement travailler davantage ; cette révision va donc clarifier les règles concernant lattribution des rentes en contraignant les personnes qui sollicitent des prestations AI à simpliquer fortement en vue de leur réadaptation ; cette « obligation » de coopérer activement est instaurée dans le seul but de sauvegarder, de rétablir ou daméliorer la faculté de la personne à se réinsérer dans le monde du travail et elle est absolument indispensable ; de même, une rente ne sera dorénavant accordée uniquement et pour autant que lincapacité de gain découle dune atteinte à la santé a priori durable ; des problèmes sociaux ainsi que le manque de formation ne seront plus reconnus comme justifiant loctroi dune rente.
Cette révision est fondamentale sur le plan financier mais également pour que cette assurance sociale retrouve sa fonction première de venir en appui à des personnes pour lesquelles la notion dinvalidité correspond réellement à une incapacité de gain totale ou partielle et probablement permanente ou dune durée prolongée.
Ainsi, la loi et son esprit seront respectés à la lettre et limage de marque de lAI à nouveau pleinement rétablie aux yeux des citoyens et citoyennes de ce pays. |
|
Le bilan désastreux de la politique rouge-verte
Il est de bon ton dans ce pays de minimiser les conséquences de lendettement de la Confédération, de tenter docculter la situation préoccupante de nos assurances sociales, de tenir des discours lénifiants sur les effets à moyen et long terme du vieillissement de la population en argumentant quen comparaison internationale, la Suisse se porte encore relativement bien. Or, en quelques années, lendettement de la Confédération a subi une hausse vertigineuse, passant de 38,5 milliards de francs en 1990 à 130 milliards de francs à fin 2005 ; en ajoutant les autres engagements passés sous silence tels les dettes de lassurance-invalidité (AI), de lassurance chômage (AC), les obligations face aux caisses de pension qui nont pas été totalement refinancées (Poste, CFF etc) ou encore les prêts NLFA, elle atteint en réalité plus de 160 milliards de francs. Explosion des dépenses sociales
Lassurance-invalidité : un cas décole
Et aujourdhui, alors quune réforme minimaliste (600 millions déconomies par année) tente de réduire un déficit annuel de 1,8 milliards de francs et quune dette avoisinant les 11 milliards de francs aura été accumulée fin 2007, les partis de gauche contestent encore par le biais du référendum le bien fondé des mesures mises en uvre pour corriger péniblement le tir. Cela signifie concrètement que la gauche veut assainir lAI exclusivement par des recettes supplémentaires ; cest tout simplement scandaleux et inacceptable pour les citoyens et citoyennes de ce pays qui travaillent durement et paient des impôts.
Encore heureux que nous ayons réussi à convaincre le peuple et les cantons que linitiative COSA était catastrophique pour les finances publiques ainsi que pour lAVS ; aujourdhui après le rejet du peuple, ce sont 7 milliards de francs qui vont pouvoir être versés au Fonds de lAVS au lieu dêtre dilapidés purement et simplement. Nouveaux dangers financiers en vue
Par contre, linquiétante nouveauté de ces dernières semaines, cest le summum de lirresponsabilité politique et de lincompétence financière dont font preuve ces milieux dans leur défense de linitiative pour une caisse maladie unique et sociale ; labsence totale de réflexion quant à la maîtrise des coûts de la santé, linsouciance avec laquelle ils tâtonnent, changeant bientôt trois fois par semaine le mode de financement de leur « solution miracle » , jonglant avec les contradictions en se moquant de la population sont tout simplement indignes dun parti gouvernemental sans compter quils mettent en péril un système de santé de qualité, même sil nécessite certaines réformes importantes. Le parti socialiste, les verts et lextrême gauche nous avaient certes habitué à inventer de nouvelles prestations sociales qui devaient être financées par largent des contribuables et le plus souvent de manière incomplète ; mais cest la première fois, et cest historique quil soutiennent un texte qui va démanteler à terme des prestations sociales de qualité, en faisant de surcroît payer encore davantage le citoyen-contribuable; cest ce qui sappelle jeter largent par la fenêtre en pure perte !!
Mesdames et Messieurs les délégués, par égard pour vous, je renoncerais à analyser ici les dérapages financiers et administratifs du Département des transports, de lénergie et des télécommunications dans la gestion des nouvelles transversales alpines (NLFA) où les dépassements de crédit relatif au tunnel de base du Gothard uniquement sont en train de mettre en grave danger par ricochet la réalisation de nouvelles infrastructures indispensables dans dautres régions du pays. En effet, les 30,5 milliards de francs prévus pour le total du fonds de financement des transports publics seront dépensés dici fin 2008 et des parties essentielles du projet global ne seront pas terminées ou nauront même pas démarré !! Jai cru comprendre que Monsieur le Conseiller Fédéral Leuenberger comptait poursuivre son mandat au gouvernement ; alors il serait temps quil reprenne en main ce lourd contentieux au lieu de perdre son temps à nous entretenir de ses états dâme et autres réflexions personnelles. Que ce soit sur la sécurité de lapprovisionnement énergétique de la Suisse, sur la nécessité dune transition durant laquelle le nucléaire sera incontournable et le problème des déchets à résoudre impérativement, il y a du pain sur la planche et pas une minute à perdre en volte-face et irrésolution, sinon il est préférable quil transmette ces dossiers à des personnes plus motivées et qui permettront aux citoyens et citoyennes de ce pays de pouvoir constater que leurs impôts et autres taxes sont utilisés enfin avec un maximum defficacité. Le mirage européen
Aide au développement : une remise à plat simpose
! Asile et étrangers : enfin sur la bonne voie !
En conclusion, je pense vous avoir démontré que le camp rose-vert de ce pays a une fâcheuse propension, non seulement à dilapider les deniers publics sans état dâme mais encore cherche systématiquement de nouvelles sources de revenus pour boucher les trous en pressurant les citoyens-contribuables de ce pays ; il ne tient quà nous tous de stopper cette tendance néfaste et de poursuivre le changement amorcé durant cette législature en renforçant encore le poids de notre parti lautomne prochain. |
|
La caisse unique? Une illusion source de désillusions
multiples.
A leur décharge, il faut reconnaître que la complexité du système actuel, laugmentation continue des primes dans lassurance obligatoire, les maladresses médiatiques de certains milieux ainsi que leur arrogance réelle ou supposée ont créé les conditions nécessaires pour leur permettre de surfer sur la vague des frustrations accumulées. Ainsi, au lieu de parler effets concrets, avantages et inconvénients sur les coûts de la santé, on détourne lattention du citoyen en attaquant le lobby des caisses-maladie, les prétendus coûts administratifs démesurés quune caisse unique se ferait fort de limiter ou encore une dérive du système de santé actuel vers une médecine à deux vitesses. Les bonnes questions quil faut se poser Aujourdhui, il faut rétablir les faits bruts, concrets, parfois désagréables à entendre et en venir au fond du problème lui-même ; le peuple suisse est en droit davoir un vrai débat sur la politique de santé et surtout il doit savoir ce qui va se passer si cette initiative est acceptée, combien cela va lui coûter en tant quassuré mais aussi et surtout en tant que contribuable et qui va payer en fin de compte car il y a toujours dans ce genre de dossier quelquun qui paie et souvent qui paie cher. Dans les débats sur les coûts de la santé en Suisse, il faut toujours avoir à lesprit plusieurs paramètres lorsquune solution globale « miracle » nous est proposée et se poser quelques questions essentielles et pour cette initiative, ce sont les suivantes :
1) Va-t-elle freiner laugmentation des coûts de la santé ? 2) Que signifie la « capacité économique » des assurés? 3) Par rapport à la situation actuelle, quest-ce qui va changer et selon quelle répartition ? 4) Les baisses de primes promises par les auteurs de linitiative ne sont-elles pas annulées par des augmentations dimpôts plus importantes ? 5) Ce texte va-t-il simplifier la situation?
Hausse des coûts inévitable et importante A la première question qui est essentielle, on peut clairement répondre NON ! Plus grave, elle va même inciter à consommer plus de prestations puisque les primes seront fixées en fonction de la capacité économique des assurés ; donc, la plupart des assurés qui verront leur prime augmenter, et souvent dans une large mesure, en voudront pour leur argent et « consommeront » des prestations sans limitation. Cest la déresponsabilisation des assurés qui est renforcée puisquils nont plus la liberté de choisir leur caisse-maladie et la caisse unique nétant plus soumise à concurrence, comme tout bon monopole qui se respecte, cest lexplosion des coûts assurée et donc, par ricochet, celle des primes futures ; dautre part, la disparition des franchises à option que 55% des assurés utilisent aujourdhui va encore renforcer cette tendance négative ; en outre, tous les modèles de soins intégrés (managed care) tels le médecin de premier recours, les HMO, les services de conseil par téléphone, que chacun saccorde pour reconnaître efficaces en terme de maîtrise des coûts et que les assureurs sefforcent de développer actuellement, tous ces efforts seront anéantis par une caisse unique. Enfin, la caisse sera dirigée par un conseil dadministration qui, de par sa composition (prestataires de soins, administration et patients), na aucun intérêt à faire pression sur les coûts.
Un financement opaque et annonciateur dune forte hausse de la fiscalité Avec les questions suivantes, il faut jouer franc-jeu : la capacité économique des assurés, cest leur revenu imposable auquel sajoute une composante de la fortune avec en outre un plafond maximum. Avec ce système, et que lon tienne compte ou non de la fortune, il ny aura plus de réduction des primes telle que pratiquée actuellement. Et si on ne veut pas défavoriser les personnes qui bénéficient actuellement de réductions de primes ou qui nen paient pas du tout et quon ne veut pas dun nouvel impôt déguisé sur la richesse, il faut fixer un plancher et un plafond et calculer les primes à lintérieur de cette fourchette ; des simulations ont été faites avec un plancher à 20000 francs et un plafond à 120000 francs de revenu imposable. Cela signifie pour 2007 un taux de cotisation dassurance maladie sur le revenu imposable de 15% à léchelle du pays. Si on admet un taux uniforme, cela signifie que les cantons qui aujourdhui ont des primes inférieures à la moyenne nationale parce quils ont mieux contrôlé leurs coûts de la santé seront fortement pénalisés. Si, comme les initiants le laissent entendre, on privilégie des taux de cotisation échelonnés en fonction des cantons, cela signifie que ces derniers devraient encaisser en plus, au titre dimpôt-santé, entre 50 et 140% du produit actuel de leurs impôts sur le revenu et la fortune. En moyenne suisse, cest à un quasi doublement des impôts (93%) quil faudrait procéder !! Dailleurs, sil fallait encore une preuve que la gauche fait montre si ce nest de duplicité, en tous les cas dincurie en matière de financement du nouveau système proposé, la nouvelle version » hybride » présentée dernièrement, avec maintien partiel des primes par tête, en est la parfaite illustration.
La classe moyenne à nouveau pressurée Le système proposé par les socialistes bénéficiera-t-il vraiment aux bas et aux moyens revenus comme ils le prétendent ? Absolument pas ! Plusieurs économistes de la santé, études à lappui, montrent, et les simulations le confirment, que cest bien à nouveau la classe moyenne qui va payer les pots cassés et supporter lessentiel des charges supplémentaires ; cest tout simplement inadmissible. Quant aux bas revenus, le système actuel prend déjà en compte leur capacité financière. Par le biais des réductions de primes pour les revenus modestes, financées par les impôts de la Confédération et des cantons. Et par le biais des impôts pour la LAMal, qui représentent 40% du financement de lassurance maladie (le reste étant financé par les primes).En outre, dès 2007, les familles avec enfants bénéficieront en plus dune réduction des primes de 50% pour les enfants et les jeunes en formation.
Pas de simplification, but manqué et explosion programmée des coûts Enfin, cette initiative ne va même pas simplifier le système actuel mais au contraire provoquer de nouvelles complications. Ainsi, elle va conduire à des conflits dintérêts inévitables et au préjudice des assurés de par la forme « tricéphale » prévue pour son conseil dadministration ; elle obligera aussi les assurés qui ont une assurance complémentaire, soit 80% dentre eux, à avoir deux prestataires différents : la caisse unique dune part et un assureur-maladie privé pour lassurance complémentaire. Enfin, la caisse unique devant reprendre les actifs et les passifs des caisses existantes en ce qui concerne lassurance obligatoire des soins, quid des réserves accumulées ? En résumé, cette initiative va bouleverser complètement un système de santé de qualité mais qui, tout le monde en convient, nécessite certaines réformes; ce faisant, elle va conduire à une explosion des coûts de la santé qui sera supportée essentiellement une nouvelle fois par la classe moyenne sous forme de prélèvements fiscaux supplémentaires ; elle va en outre tuer toutes les méthodes innovatrices visant à maîtriser les coûts de la santé et mènera à une médecine à deux vitesses renforcée avec des baisses de prestations inévitables à terme. Cest contre ce désastre programmé que je vous invite à lutter avec vigueur en votant clairement NON à cette initiative démagogique et irresponsable. |
|